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15.12.2007

Poème de notre "Poète" d'Honneur : Danny

A MARIE

Le jour la vie nous porte...
On maîtrise... on supporte...
Mais lorsque vient la nuit
Le "froid" nous envahit...
Alors coulent nos pleurs,
Alors crient nos douleurs...
Le subconscient voudrait
Nous forcer à régler
Tout ce que la journée
Nous mettons de côté...

Si nous prenions le temps,
Avant d'aller au lit
De faire un peu le point...
Serait-ce suffisant
Pour mettre dans l'oubli
Ce qui nous fait chagrin ?

NON ! Il y a trop de choses
Trop de peines enfouies...
C'est parfois l'overdose
Dans nos petites vies...

Notre sac est trop plein...
Alors laissons couler
Nos larmes pour que demain
Nous semble plus léger...

C'est avec quelques pleurs
Que l'on lave son coeur...

Mais il faut en parler
Pour ne pas étouffer...
Alors écrit, Marie...
Parfois, rien que de dire
A une oreille amie
Nous aide à nous "guérir"...

Si guérir ne se peut,
Au moins se soulager
Pour gérer un peu mieux
Le demain qui paraît...

Chaque jour est naissance
Donc ouvrons-lui les bras,
Et laissons-lui la chance
D'être un jour pour la joie

Danny
(poème récupéré sur le Blog de Marie)

La Goutte d'eau bienvenue de Danny

15 décembre 2007
Pour remercier Shamrouh...

Pour te remercier d'avoir osé mettre un de mes poèmes parmi ceux de Verlaine, Rimbaud, Van Lerberghe, Cécile Sauvage, Samain et bien d'autres illustres... Je dédie ces lignes donc à Shamrouh et Zouzou, sa Shamrounette...

Goutte d'eau

Oh ! Je voudrais être cette goutte d’eau

Qui glisse lentement sur ton dos ;

Petit arc en ciel arrondi

Qui s’en vient mourir sur ton lit…

Ou bien celle-là qui ressemble

A une bulle de savon ;

Qui glisse, et s’amuse à descendre

De tes cheveux jusqu’à ton front.

Cette goutte qui crée des méandres

Sur tes joues et sur ton menton,

Qui sautille et veut te surprendre

Et te provoque des frissons.


Rosée sur un pétale de rose,

La goutte d’eau suit son chemin :

Elle hésite, puis soudain elle ose

Lutiner le bout de ton sein.

Mais toi qui dors sous le soleil,

Tu ne l’as même pas remarquée,

Tu te tournes dans ton sommeil,

Serais-tu en train de rêver ?


La goutte a fini son voyage,

Nichée au creux de ton nombril.

Je l’aimerais un peu moins sage,

En ce joli matin d’avril :

Je voudrais du bout de mes doigts

La guider vers d’autres chemins,

Pour qu’elle éveille au fond de toi

Le désir fou d’autres matins.