30.12.2007
Stiou Le Papillon
Stiou dans ma chambre est entrée,
Et j'ai dit à ce papillon :
"Nomme-moi la chose sacrée.
Est-ce l'amour? est-ce son rayon ?
Est-ce la musique des lyres ?
Est-ce le parfum de la fleur ?
Quel est entre tout ce qu'on peut lire
Le texte positif qui peut me rendre meilleur ?
Quel est l'encens ? quelle est la flamme ?
Et l'organe de l'avatar,
Et pour zouzou et moi le dictame,
Et pour les heureux le nectar ?
Enseigne-moi ce qui fait vivre,
Ce qui fait que l'oeil brille et voit !
Enseigne-moi l'endroit du livre
Où Elh pensive pose son doigt.
Puisque tu viens d'en haut, déesse,
Ange, peut-être le sais-tu ?
Ô Stiou ! quelle est la sagesse ?
Ô Stiou ! quelle est la vertu ?
Qu'est-ce que, pour l'homme et la terre,
L'infini illimité a fait de mieux ?
Quel est le chef-d'oeuvre de nos pères ?
Quel est le grand éclair des cieux ?"
Posant sur mon front, sous la nue,
Ses ailes qu'on ne peut briser,
Entre lesquelles elle est nue,
Stiou m'a dit : C'est le baiser.
D'après Victor HUGO
11:35 Publié dans Poème à Stiou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.12.2007
A toi Stiou (poème)
A Toi
Si je te le disais pourtant, que je t'aime,
Qui sait, belle aux yeux de velours,
Comment tu répondrai à mon Amour...
Si je te le disais, que j'emporte dans l'âme
Jusques aux moindres mots de nos propos du soir :
Ton doux regard, tu le sais, ma gente dame,
Changent deux yeux d'azur en deux éclairs de flamme;
Si je te le disais, que chaque nuit je veille,
Stiou, quand tu éclates de rire, tu sais qu'une abeille
Prendrait pour une fleur ta bouche vermeille ;
Si je te le disais, peut-être écrirais-tu : "lol".
Je t'aime, je t'offre mon Amour,
Et reste un simple troubadour...
Je t'ai fait le serment de t'aimer sans espérance,
Mais non pas sans bonheur; je te vois, c'est assez.
D'après Alfred de MUSSET
14:00 Publié dans Poème à Stiou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.12.2007
Sonnet féminin (poème)
Merci ma chère Stiou d'être là !
Ta voix a la musicalité des lyres lesbiennes,
La beauté des chants et des odes saphiques,
Et tu sais le secret des licorniennes musiques
Où je rêve la Douceur de notre union ancienne.
Les Aèdes fervents et les Musiciennes
T'enseignèrent l'ampleur des strophes érotiques
Et la gaieté des superbes distiques.
Jadis tu contemplas les nudités païennes.
Tu sembles écouter l'écho des harmonies
Vivantes ; bleus de ce bleu des clartés infinies,
Tes yeux ont le reflet du ciel de Mytilène.
Les fleurs ont parfumé tes douces mains rieuses;
De ton corps monte, ainsi qu'une légère haleine,
La blanche volupté des vierges amoureuses.
D'après Renée VIVIEN
22:00 Publié dans Poème à Stiou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.12.2007
ODE A STIOU
Elle écoute, rêveuse, les notes fugitives
Que les merles joyeux sifflent dans les halliers,
Que roucoulent au loin les colombes plaintives,
Ou que grincent les geais du haut des peupliers.
Elle aime, comprenant les douces mélodies,
Les gazouillants appels, les charmantes rumeurs
Que livrent avril aux brises attiédies
Les gentils roitelets, les rossignols charmeurs.
Son oreille naïve, aux doux bruits assouplie,
En javelles de sons mettant tout souvenir,
Dans son âme déjà de musique remplie,
Prépare les moissons d'un proche avenir.
Les insectes dans les prairies,
Et les abeilles dans les blés
Alimentent ses rêveries,
Songes de beaux accords peuplés.
Bêlements et cris dans la plaine,
Aboiements sans cesse entendus,
Clapotis, dont la mare est pleine,
Ce ne sont pas des bruits perdus.
Les tressaillements des ramures
A tous les détours du sentier,
Les gazouillis et les murmures
Qui font Stiiou soupirer sous le poirier,
Ont formé son âme d'artiste,
Rêveuse, gaie, et jamais triste.
Tous ces bruits aux champs répandus,
Que prend son oreille fidèle,
Plus gracieux que la modèle,
Ensuite elle nous les a rendus.
Qu'elle est douée, Stiou, pour la musique !
Comme elle sait tisser la phrase mélodique,
A sa pensée unir intimement l'accord,
Parer le sentiment de fraîches harmonies !
Aussi dans ses motets et dans ses symphonies
Dont le coeur est charmé, chacun lit sans effort.
Que de mélodies
Sans cesse applaudies,
Banales jamais,
Toujours attrayantes,
Toujours émouvantes,
Vibrent désormais !
Que de phrases gaies,
Que de larmes vraies
De son âme ont fui !
Que de bagatelles,
Pages immortelles,
Nous parlent d'elle !
Cette chère musicienne, harmonieuse et tendre,
Aux accents délicats, aux rythmes solennels ;
Elle, dont la voix plaît tant qu'on veut toujours l'entendre,
Elle, qui nous a frayé des chemins, nous l'aimons !
Et parmi les plus grands, son nom, nous l'acclamons !
Et de la recevoir ici, sur ce blog, nous nous réjouissons !
D'après Edgar GUILBEAU
22:00 Publié dans Poème à Stiou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

